jeudi 16 novembre 2017

Mauw


La première fois que j'ai entendu parler de ce jeu, c'était au BGF 2017. En effet, l'auteur ayant fait le graphisme du festival et en prime, le lascar étant de Ath, il n'en fallut pas plus pour que l'on soit présenté. Au coin d'un bar, il me montre une boîte métallique noire avec indiqué Mauw dessus. J'étais loin de me douter à ce moment très précis de l'excellence du jeu que j'avais sous les yeux... C'est un jeu belge de par son auteur et illustrateur (c'est la même personne, fait assez remarquable que pour le mettre en avant) mais si cela n'avait pas été le cas, ce jeu aurait été un coup de cœur.

Lorsque les chats arrivèrent en Nouvelle-Zélande en 1640, les Esprits Maoris trouvèrent en cet animal un être d'exception.
Le secret de ses 9 vies attisa la convoitise et les chats n'eurent d'autre choix que de devenir de puissant guerriers pour le préserver.
Attaquer, se défendre et renforcer ses rangs deviendront pour vous les seules manières de gagner la partie.


Matériel


Le jeu se compose de 72 cartes :

56 Guerriers chats ayant des valeurs de 1 à 8 et de 4 couleurs différentes.


4 Jokers
12 Esprits de valeur 0
Toutes les cartes ont le même dos appelé Mauw sur lequel se trouve la valeur 9 (les 9 vies du chats) et un multiplicateur x2.


Certaines cartes sont marquées par un point ou deux qui permettront de retirer des cartes en fonction du nombre de joueurs.

Mise en place


On mélange les cartes, on place une pioche face cachée (Mauw au dessus) et on donne 4 cartes à chaque joueur. Pour le nombre de joueurs, on va de 2 à 6. Le joueur le plus poilu commence la partie.

Chaque joueur a devant lui une zone de jeu personnelle qui se compose de 4 emplacements maximum. Sur chacun, il pourra placer des colonnes de cartes (4 maximum). La 4ème carte d'une colonne ne pourra jamais être un Mauw, maximum 3 Mauw dans une colonne. Et pendant une action, la colonne peut monter à 5 cartes si elle entraîne en effet d'association (voir plus bas).

Déroulement 


Chaque joueur joue obligatoirement une carte de sa main à tour de rôle dans le sens des aiguilles d'une montre.
2 possibilités :
- il peut renforcer une de ses colonnes
- il peut attaquer une colonne d'un adversaire

Renforcer une colonne :
On place un Guerrier sur une des ses colonnes.

# Soit sur une colonne vide, le Guerrier s'ajoute à la zone de jeu du joueur peu importe sa couleur et sa valeur.

# Soit sur un Guerrier de même couleur et de valeur différente. Exemple, un Guerrier rouge 1 sur un Guerrier rouge 8. Il y a effet d'association (1 + 8 = 9 -> Mauw). Le joueur défausse alors les 2 cartes et prend un Mauw de la pioche qu'il place librement sur sa zone de jeu (sur n'importe quelle colonne). Attention, un Mauw ne peut être placé que sur une colonne vide ou sur un autre carte Mauw (en respectant la règle de maximum 3 Mauw dans une colonne). Si un Mauw ne peut être déposé, il est défaussé.

# Soit sur un Guerrier de même couleur de même valeur. Exemple, un Guerrier rouge 8 sur un Guerrier rouge 8. Il y a effet d'association (8 + 8 = 8x2). Le joueur retourne la carte du dessous sur sa face Mauw. Puis place les 2 cartes librement dans sa zone de jeu (en respectant les restrictions de placement). Si elles ne peuvent être posées, elles sont défaussées.

Attaquer un adversaire :
Peut se faire de 2 manières :
# Jouer un Guerrier sur une colonne d'un adversaire.
- Sur un Mauw : c'est un atout stratégique. En effet, cela fait baisser la valeur de la colonne car le chiffre multiplié par les x2 est celui du Guerrier et non plus 9.
- Sur un Guerrier de même couleur et de même valeur ou de valeur différente : si l'attaque n'est pas défendue, l'effet d'association a lieu et le joueur attaquant obtient celui-ci (voir renforcement).
# Jouer un Esprit sur un Mauw d'un adversaire.
Plus aucune carte ne peut-être jouée sur la colonne recevant un esprit (hormis un esprit ou un joker). La valeur de la colonne est donc de zéro tant que l'esprit est présent.

En cas d'attaque, le joueur a toujours l'opportunité de se défendre afin d'annuler l'attaque. Pour ce faire, il devra placer la même carte ou un Esprit (ou un Joker). Les 2 cartes sont alors défaussées.
L'attaquant peut renchérir en jouant de nouveau la même carte d'attaque (ou un Joker) et le joueur défenseur peut également de nouveau se défendre.

Si un joueur ne peut pas jouer de carte à son tour, il défausse ses 4 cartes et en prend 4 nouvelles.
Si la pioche est vide, on mélange la défausse.
Une fois une carte jouée, le joueur reforme sa main à 4 cartes.

Un Joker remplace n'importe quel Guerrier ou Esprit. Il peut être joué pour n'importe quelle action (renforcer, attaquer ou défendre) mais il ne peut être joué sur une colonne vide ni sur un Mauw.

Fin de partie


Elle prend fin immédiatement si la pioche ne peut plus être reconstituée
ou
Dès qu'un joueur possède dans sa zone de jeu 3 colonnes comprenant chacune 3 Mauw.

On compte alors les points de chacun. Pour ce faire, on comptabilise donc chacune des colonnes présentes dans la zone de jeu des joueurs.

Une colonne avec uniquement des Mauw (3)  donne 9 multiplié par 2 pour chaque carte Mauw de la colonne.
3 Mauw donnent 9 x2 x2 x2 = 72
2 Mauw donnent 9 x2 x2 = 36
1 Mauw donne 9 x2 = 18

Colonne 1 = 72 / Colonne 2 = 0
Colonne 3 = 16 / Colonne 4 = 64

Une colonne avec Esprit (valeur 0) en haut ne vaut rien qu'il y ait 1, 2  ou 3 Mauw dessous.

Une colonne avec un Guerrier (valeur de 1 à 8) donne sa valeur multipliée par 2 pour chaque carte Mauw de la colonne.
Guerrier de valeur 2 + 3 Mauw donnent 2 x2 x2 x2 = 16
Guerrier de valeur 3 + 2 Mauw donnent 3 x2 x2 = 12
Guerrier de valeur 7 + 1 Mauw donnent 7 x2 = 14
Un guerrier seul donne sa propre valeur.

Scoring complet :
C1 72 + C2 8 + C3 0 + C4 8 = 88

Le joueur ayant le plus haut score gagne.

Notre avis


Alors, c'est simple : excellent jeu !

Parlons d'abord de Vincent Joassin qui est vraiment un personnage attachant et d'une grande sympathie. J'ai eu le plaisir de le recevoir au QG DJUF pour qu'il m'explique le jeu et au final, on a passé 2 heures à papoter. Si vous avez l'occasion de vous le faire expliquer par ses soins, vous serez totalement séduit. En plus, il n'est pas seulement l'auteur du jeu mais aussi l'illustrateur. Et là, on peut dire que WAOUH. Le format des cartes est idéal pour le jeu et ces illustrations sont parfaites. Des petits chats façon Maoris, rien à redire. C'est beau, c'est léché, c'est waouh. Je n'aime personnellement pas trop le fait que la boîte soit en métal mais bon, je chipote. Vous pouvez suivre son actualité sur son site : www.nogozone.be

Il m'aura fallu presque 3 semaines suite à notre rencontre pour me procurer le jeu, il était en rupture de stock à pas mal d'endroits. De plus, il a déjà été plusieurs fois meilleures ventes des festivals où il a été présenté. Ce sont toujours de bons signes :)

Mécaniquement, c'est malin et très stratégique. Les interactions entre les différentes zones de jeu et les différents joueurs sont vraiment une des forces du jeu. Vous devez non seulement restez attentif à votre zone de jeu et à votre avancement vers la condition de victoire mais vous devez également surveiller celles des autres et ne pas hésiter à jouer dans leurs zones pour perturber leur plan ou faire baisser leur scoring. Vous devrez aussi parfois retarder la fin de partie car remplir les conditions de fin de partie ne fera pas de vous le vainqueur.

Ça marche aussi bien à 2 qu'à 6. Ça sera bien évidement plus rapide à 2 mais il faudra être tout aussi attentif à votre évolution que celle de votre adversaire. A 6, vous serez confronté à des fins de parties parfois sous grande tension.

Bref, un jeu belge une fois qui vaut le détour, un vrai coup de cœur. Pour un premier jeu, Vincent nous signe ici une belle oeuvre. On attend avec impatience ce qu'il nous proposera (je ne vous ai rien dit mais j'ai entendu parler d'une extension :p).

Cowmic

Fiche Technique :
Auteur & illustrateur : Vincent Joassin (www.nogozone.be)
Joueurs : 2 à 6
Durée : 30 minutes
Prix conseillé : 15€
Age : 7+
Editeur : Yoka by Tsume
Distributeur : MAD distibution 

mercredi 15 novembre 2017

6ème Festival du Jeu Lolipop

Chimay, une ville qui sent bon la bière et les jeux... Assurément, c'est une belle ville où se rendre ce week-end puisque s'y tient la 6ème édition du Festival du Jeu organisé par la boutique Lolipop. 

Lolipop est tout d'abord une jolie boutique et celle-ci organise son petit festival. Ils n'en sont pas à leur coup d'essai puisqu'il s'agit de leur 6ème édition.

La boutique 

Honte à nous, nous n'avons pas d'article sur cette boutique mais nous avons une bonne excuse : notre portefeuille ne se remettra tout simplement jamais si nous devions couvrir toutes les belles boutiques de Belgique (Ça passe comme excuse?) Bref, voici tout du moins le minimum d'infos sur la boutique à vous partager :
L'adresse : Rue du Pont du Welz 7 ; 6460 Chimay
"Paradis" est le mot qui m'a le + sauté aux yeux en parcourant rapidement des avis sur la boutique. C'est facile mais de passage dans la région, ça m'inviterai à y jeter un oeil :)
La page Fb de la boutique



Le festival 

Le festival se tient lui à un jet de pierre de là (précisons : à moins de 10 min à pied) au Hall Sportif du Collège St-Joseph : rue de Virelles 75 ; 6460 Chimay.
L'entrée est totalement gratuite et ils reçoivent quelques invités bien belges : citons Pauv'Mery, notre récent coup de cœur Mauw (oui un article est très prochainement prévu), les auteurs de Barabistouille & Nonsense, Act In Games et leur fantastique Feelinks ou encore nos amis de GAG dont parlions encore la semaine passée avec leur sortie de Not Alone – Exploration. N'oublions pas qu'il y en a également pour les enfants, notamment avec les éditions Weelingua et leurs Winifutés.
Tout cela se passe ce dimanche 18 novembre 2017 de 10h à 18h !
La page Fb du Festival


Magic Maze : Maximum Security 

Vous ne connaissez pas encore le dernier né de Sit Down : l'extension de Magic Maze. Le festival vous propose de gagner la totale : Magic Maze de base + extension. Attention, voici le jeu dans le jeu : retrouver votre chemin le post sur la page du festival (ici) et retrouver votre lot à Chimay au festival (je vous souhaite de gagner). Le détail qui fait la différence : la boite vous sera dédicacée sur place par l'illustrateur Gyom lui-même !!




Une partie du hall (enfants) édition 2016
Mauvaise nouvelle... 

Re-Honte sur nous mais malheureusement, vous ne devriez pas nous croiser à ce joli festival :( Mais nous avons une bonne excuse ! La veille, ce sera l'anniversaire de notre cher Cowmic et nous fêterons ça dignement ou pas; joyeusement, ça c'est sûr... le dimanche, ce sera donc repos pour nous.

... Bonne nouvelle 

Cependant, si vous souhaitez absolument rencontrer une partie de l'équipe et/ou souhaiter son bon anniversaire (bon ou juste jouer ok), il le pré-fêtera à la 8ème soirée jeux de société à Tubize. Ça se passe au MJ Antistatic Tubize (Chemin Massart 66, 1480 Tubize) de 18h à minuit ; 2.5€ pour la carte de membre. Le lien de l'event.

Bon jeu à tous ! Et bon festival à Lolipop !!

mardi 14 novembre 2017

Queendomino

Il y a un an de ça, Al vous parlait de Kingdomino dans un coup de cœur.
Aujourd’hui, je vais vous parler de sa petite dame : Queendomino !

Notre cher Bruno Cathala a remis ça en beauté, en complexifiant la chose.
Comme le disait, avec humour, l’animateur de Blue Orange lorsqu’il nous a expliqué celui-ci :

« Queendomino, 
c’est Kingdomino avec une femme, 

c’est plus compliqué ».

Comment, vous ne connaissez pas Kingdomino, est-ce possible ?!


Voici un petit récapitulatif rapide :

Kingdomino est un jeu de pose de tuiles, chacune comprenant 2 terrains différents ou identiques (champ, plaine, forêt, marrais, mine, mer). Les tuiles dont vous ferez acquisition doivent être posées sur le principe des dominos, sauf qu’elles doivent être connectées à au moins un terrain de la même sorte. Ainsi, vous étendrez votre domaine jusqu’à un carré de 5 cases sur 5 maximum (ou 7 sur 7 à 2 joueurs, si vous le désirez).

Votre domaine débute depuis votre château, la tuile sur laquelle il est posé considérée comme un joker, vous démarrez de là…
Les détails clairs des  règles de Kingdomino se trouvent dans l’article de Al (ICI).

Quelle est la différence avec Queendomino ?


Le plateau des bâtiments indique leur coût
Forcément, une reine fera son apparition, mais pas que. Il y aura aussi de l’argent, un dragon, des chevaliers, des tours, et enfin une nouvelle couleur de terrain qui accueillera des bâtiments.

Ça a l’air de faire beaucoup, mais ce n’est pas bien compliqué. Explication !

Avant tout, voici l’ordre dans lequel vous effectuerez les actions :
1/ Récupérez votre domino et posez-le sur votre domaine
2/ Envoyer 1 ou 2 chevaliers percevoir l’impôt (facultatif)
3/ Construire un bâtiment (facultatif)
4/ Déplacez le dragon (facultatif)
5/ Et enfin, choisir un nouveau domino et y poser son pion.

- L’argent : Vous commencez la partie avec 7 pièces. Celles-ci vous serviront à acheter des bâtiments qui trouveront place sur vos tuiles « chantier » (la nouvelle couleur qui apparait). En fin de partie, 3 pièces valent 1 PV.

- Les bâtiments : 6 bâtiments seront visibles et disponibles à chaque tour, posés sur le plateau prévu à cet effet, le coût sera indiqué pour chaque emplacement : de 0 à 5 pièces.
Chaque joueur peut acheter un seul bâtiment par tour, à condition d’avoir de la place pour le poser sur son domaine. En fin de manche, on décale les tuiles restantes sur le plateau vers la droite et on remplit les emplacements vides depuis la pioche.
Les bâtiments peuvent rapporter immédiatement : des chevaliers, de l’argent, des tours. En fin de partie : des PV bruts, des PV selon le nombre de tours que vous avez en jeu, des PV selon le nombre de chevaliers en jeu et dans votre réserve. Mais aussi, des couronnes, et mon préféré : 2PV pour chaque zone de terrains différente indiquée par la couleur qu’affiche la tuile bâtiment (nous, on appelle ça des sparadraps ^^).

Le dragon et les différentes sortes de bâtiments

- Le dragon : Une fois par tour, vous aurez l’occasion de payer 1 argent pour le déplacer sur une tuile bâtiment, en faisant cette action, la tuile sera défaussée du jeu. Action possible seulement si le dragon est dans sa grotte (un joueur peut faire l’action sur un tour donc), et si vous n’êtes pas en possession de la reine.

- Les chevaliers : Vous commencerez la partie avec 1 chevalier. Vous pourrez en acquérir d’autres
grâce aux bâtiments. A chaque tour, vous pourrez placer 1 ou 2 chevaliers sur les différentes cases de la tuile que vous posez. Ainsi, vous prélevez l’impôt, vous gagnez alors immédiatement autant de pièces que le nombre de cases du domaine dans lequel a été placé le(s) chevalier(s).

Ce chevalier rapporte 4 pièces

- Les tours : Lorsque vous posez une tuile bâtiment qui rapporte une (ou plusieurs) tours, posez celles-ci sur la tuile sur votre domaine. Celui qui a le plus de tours prend possession de la reine. Si vous faites acquisition d’une ou plusieurs tours qui fait que vous en avez autant ou plus que celui qui possède la reine, vous en prenez possession.

En voilà un qui a joué sur les bâtiments !
Et les tours... La reine règne dans son royaume

- La reine : Lorsqu’elle est en votre possession, payez 1 pièce de moins pour les bâtiments dont vous faites acquisition. En fin de partie, posez-là sur la tuile de votre choix, elle vaut alors une couronne.

169 points !


Notre avis ?

Queendomino se joue également sur un carré de 5/5 à 3 et 4 joueurs. Il est aussi, comme dans son « petit frère », possible d’y jouer en 7/7 à 2 joueurs.
En combinant les tuiles Kingdomino et Queendomino, il est désormais possible de jouer en 7/7 à 3 et 4 joueurs ! Mais aussi d’y jouer à 6 joueurs en 5/4. Et là, je dis FÊTE !!!
Queendomino ne détrône absolument pas son « petit frère », la base reste la même, mais le jeu est plus complexe et différent.

L’un reste familial (tout en plaisant aux gamers la plupart du temps), l’autre vise plutôt les gamers grâce à plus de profondeur. Il nous arrive de faire jouer des personnes pas fans de JDS, ou qui n’ont pas envie de trop réfléchir en fin de soirée ; on sort alors Kingdomino, et une fois maîtrisé, il est super simple de sortir la Queen.
Elle amène plus encore à la réflexion, donne plus de possibilités aux joueurs. Ne vous basez par contre par sur la durée indiquée sur la boîte (25min), on peut facilement y ajouter 15-20min de temps de jeu, voire plus selon avec qui vous y jouez, évidemment. Les raisons pour lesquelles Kingdomino était un coup de cœur se retrouvent ici ; design superbe, qualité éditoriale, temps de jeu, mécanique originale, prix correct, … Le point négatif qu’on a pu trouver à l’époque était qu’il manquait un carnet de score, voilà qui est résolu désormais ! Ah, ce Bruno, une machine à jeux à succès. Bien mérité une fois.

VaL

Fiche technique :
Auteurs : Bruno Cathala
Illustrateur : Cyril Bouquet
Editeur : Blue Orange
Distributeur : Geronimo
Joueurs : 2 à 4
Age : 8+
Durée : 25min (ou plutôt 40min)


vendredi 10 novembre 2017

Not Alone : Exploration

L'année dernière, Geek Attitude Games avait fait très fort en sortant Not Alone à Essen, le jeu était l'un des hits du salon. Cowmic nous avait écrit un bel article sur le jeu. Cette année, nous avions eu l'occasion de la tester en proto et nous l'attendions finalisée ; voici la première extension du succès de Ghislain Masson : Not Alone Exploration !

Quel contenu ?

Le titre de l'extension la résume très bien : l'exploration d'Artemia continue ! La boîte offre donc de nouvelles possibilités via ses nouveaux lieux ainsi que de nouvelles cartes traques et survie. Pas de nouvelle mécanique "générale" du jeu mais les nouveaux lieux ouvrent, eux, de belles nouvelles possibilités.

Les nouvelles cartes Traques et Survie ajoutent tout d'abord en diversité. (et de nouveaux coups bien fourbes) Mais selon moi, tout le sel du jeu a toujours résidé en les capacités de ses lieux. La fine équipe nous en propose de nouveaux que nous pourrons combiner à souhait avec les anciens. Les 10 nouveaux sont aussi numérotés de 1 à 10, il vous suffit de choisir avec lequel des lieux "1" vous souhaitez jouer. Sans plus attendre, vous pouvez voir ci-dessous les nouveaux lieux.

Nouveaux lieux, nouveaux pouvoirs

Les habitués l'auront compris, chaque lieu possède un pouvoir de même type à celui du lieu de même nombre dans le jeu de base. Mais échapper à la créature se fera peut-être grâce aux différences. Je vous en compare quelques de mon choix.


Le Dôme (4) remplace la Plage et le pion Balise se voit converti en pion Bouclier pour une utilisation légèrement différente. Là, où la plage rapprochait le Vaisseau des secours, le Dôme éloignera le pion Assimilation.

Ma préférée de l'extension : Le Labyrinthe (5) remplace lui le Rover. Nous continuons d'explorer Artemia par la carte 5 mais en début de partie, une mise en place + chaotique (mais + intéressante) est faite : les lieux 6 à 10 sont mélangés et posés face cachée ! L'exploration se fait alors à l'aveugle pour les premières cartes. Cependant pour contrebalancer ce "désagrément", une possibilité supplémentaire est offerte au Traqué : au lieu de prendre la carte du Lieu dans main, il peut sans prendre la carte en jouer le pouvoir immédiatement. Bref, cela permet un choix situationnel entre un effet immédiat ou un gain permanent (la prise de la carte)
A noter encore qu'ici une variante nous est proposée, je vous la conseille après 2,3 parties... Elle permettra encore de renouveler le jeu complètement en jouant les 10 lieux 6 à 10. A essayer !

Le pôle (8) : une sympathique nouvelle version de l'Épave : plus puissante avec le détail original que la carte n'est disponible qu'en un unique exemplaire. Lorsqu'elle est jouée, celle-ci retourne dans la pile des cartes à explorer.

La dernière, le nouveau n°10 : le Portail (10). Je ne vous dévoile pas sa capacité, vous aurez le plaisir de la découvrir avec les autres (en achetant le jeu, oui, achetez-le) Je la souligne simplement parce que c'est ma préférée graphiquement. À l'artwork, c'est toujours Sébastien Caiveau aux commandes pour continuer d'illustrer superbement Artemia. Depuis Not Alone, il poursuit l'illustration de jeu de société, vous pouvez retrouver son trait sur les cartes de When I Dream (l'un parmi les 20 illustrateurs)


Mon avis

J'aime jouer à Not Alone et cette extension rafraîchit le jeu ; attention, nous sommes d'accord qu'elle ne le révolutionne pas complètement mais elle permet d'avoir une belle variante. L'équilibrage entre Créature et Traqués reste bien le même. Les nouveaux lieux amènent des variantes de pouvoirs parfois juste + situationnel. Pour cela, je dirai que l'extension est un tout petit peu plus expert mais elle reste bien dans le ton du jeu de base.




Prochainement : jeux & événement

Vous retrouverez l'auteur Ghislain Masson chez Funky Sheep pour Badass Force, un jeu bien barré ; et il a encore d'autres projets déjantés sous le coude ! Tandis que coté éditeur, le trio de Geek Attitude Game vient de sortir également Pocket Ops (que nous vous présenterons bientôt) et leurs cartons sont remplis de futurs jeux dont une deuxième extension pour Not Alone ! Nous nous ferons un plaisir de suivre tout ça !!

Dernière news : toute l'équipe GAG vous invite à les rejoindre à la table Food & Games ce mercredi 15 novembre pour une soirée Pocket Ops & Not Alone Exploration dès 19h. Pour les bruxellois et ceux qui n'ont pas peur de faire quelques kilomètres, vous pourrez y acquérir votre exemplaire ainsi que les goodies une fois !!!

Bonne traque à tous !

 Xavier

Fiche technique :
Auteur : Ghislain Masson
Illustrations : Sébastien Caiveau
Editeur : Geek Attitudes Games (Facebook)
Distributeur : Novalis (Asmodee)
Age : 10+
Joueurs : 2 à 7
Durée : 45-60’

jeudi 9 novembre 2017

Essen 2017... Le débrief !


Et voilà, encore un Essen de clôturé et on est reparti pour une année d’attente ! Quatre jours de folie, 182 000 visiteurs, le salon a dû ouvrir (quasiment) tous les jours plus tôt à cause de l’énorme affluence. Pourtant, quelle ne fût pas notre surprise de découvrir une galleria quasi vide le dimanche matin, les tables l'étaient moins, mais du coup, marcher dans les halls était vraiment très agréable.
Qu'avons-nous retenu de ce Spiel ?

- Comme je l’avais déjà mentionné, il y avait beaucoup de jeux basés sur les dés, mais pas que, les sabliers, aussi, font de plus en plus leur apparition sur les tables en tant qu’ouvrier et non plus seulement en tant que « timers ».

"A Tale of Pirate" chez Cranio Games

- Le jeudi et le vendredi sont maintenant aussi, voire plus, chargé que le samedi et les jeux qui pré-buzzent avant le salon sont dorénavant réservés à ceux qui peuvent prendre congé ou qui possèdent une carte de crédit pour précommander… dommage.

Le Spiel...un jeudi...je vous laisse imaginer le samedi ^^

- Asmodée a fait beaucoup parler de lui, il est vrai qu'il commence à prendre beaucoup (trop ?) de place dans cette foire, avec sa nouvelle occupation du hall 1 (en plus des autres halls), il était impossible de lui échapper.

Un des écrans promotionnels d'Asmodée... ça claque !

- D'année en année, les francophones sont de plus en plus nombreux... je sais, c'est un peu facile comme constat ;o).

- Une excellente qualité globale au niveau de la production ludique. Sincèrement, sur tous les jeux testés lors de cet Essen, il n'y a qu'un seul que j'ai peut-être trouvé mauvais. Tous les autres méritaient que l'on s'y intéresse.
- La dernière chose que nous avons retenue, par contre, est nettement moins sympathique : jamais nous n’aurons eu autant de galère à se faire expliquer un jeu. Je ne parle pas du côté francophone où là, c’était parfait mais bien pour les autres langues. D’accord, ce n’est jamais facile : en plein salon, dans une autre langue, des gens qui vous écrasent pour mieux voir le plateau, etc etc… ok, mais là, c’était n’importe quoi : une demoiselle qui ne vous parle pas lorsque vous vous asseyez à table, ni ne vous explique les règles, à moins que vous ne lui posiez les bonnes questions alors qu’il n’est que 10h30, le jeudi matin, c’est juste hallucinant. Ensuite, attendre 30 min facile assis à une table avec 3 mecs au comptoir qui ne font rien et qui disent « ne pas maîtriser » le jeu pour vous l’expliquer ou alors, on vous l'explique mais avec la plus mauvaise volonté du monde, à tel point que vous quittez la table sans essayer car vous n'avez rien compris et plus envie... triste.

Et du côté belge, une fois ?

Moins de sold out que l'année dernière, à ma connaissance, il n'y a que Mini Rails de Mark Gerrits qui l'ait été et je suis bien heureux d'avoir chopé une boîte à temps ^_^.

Il faut dire que du côté de Repos Prod, on avait largement de quoi nourrir l'Allemagne entière, je pense. Il y avait du "When I Dream" partout avec, évidemment, une communication/visibilité optimale : décorum géant, des hommes "sandwichs" qui se baladaient non-stop dans le salon pour vous proposer un petit somme sur leur oreiller. D'ailleurs, je me demande si il y avait plusieurs équipes ou une seule...


Du côté Pearl Games, difficile de savoir si le jeu a effectivement bien marché ou pas, n'ayant plus de stand attitré, ils étaient noyés dans la masse de tables reservées à Asmodée avec des tables un peu dissiminées à gauche, à droite ! J'ai trouvé, personnellement, que cela nuisait à la promotion du jeu, dommage, d'ailleurs, je ne suis meme pas sûr que Otys fasse partie des 20 premiers du classement BGG, si tant soit peu qu'on accorde un peu de crédit à ce classement. Mais ce n'est pas grave, je vous réserve un petit article tout bientôt pour vous dire tout le bien que je pense de ce jeu.

Par contre, une chose est sûre, Sit Down a cartonné avec "Magic Maze, Maximum Security", leur stand a été pris d'assaut dès le début et n'a pas désempli pendant 4 jours.

Ne cherchez pas, il n'y a que du Magic Maze !

Chez Azao Games, Dragon Ranch restait le seul jeu que je n'avais pas encore testé, j'en ai donc profité pour essayer ce petit prototype déjà bien avancé. J'ai trouvé le jeu assez chaotique mais nous avons très mal géré notre partie et il est evident que l'expérience pourra aider, ce qui montre une petite courbe de progression et ça, c'est toujours un bon signe.


Cowmic avec l'auteur
Blackrock Games commence à prendre de l'ampleur et de l'espace, d'année en année leur stand grossit. Bon, forcément, quand il y a plusieurs éditeurs sur le même stand, ça aide un peu ;o) Comme on peut le voir sur la photo, il était difficile de se trouver une place.

Avec Feelinks, Time Arena, Ilos, Little Big Fish, etc etc
La "pétillante" Sabrina de chez Let's Play Together
Chez Flatlined Games, on avait pas grand chose à vendre mais il s'agissait surtout de mettre en avant SteamRollers dont la campagne participative s'est terminée il y a peu. Néanmoins, ils n'avaient pas lésiné sur les moyens en proposant des tables customisées. Personnellement, j'ai trouvé que ça avait de la gueule, comme on dit.


Game Brewer était bien là aussi, l'éditeur un peu trop discret l'année passée est monté d'un cran et a investi une bonne grosse parcelle dans le hall 7, on ne pouvait pas le louper. Avec ces 2 titres phares : Pixie Queen et Chimaera Station, ils n'ont pas désempli.

Là, pas moyen de les louper
La Queen en pleine préparation ^_^

Finissons avec nos amis de chez GAG, un stand toujours efficace et l'extension de Not Alone (Exploration) a très bien fonctionnée. Je n'ai par contre pas d'échos concernant leur traduction de Pocket Ops (sorte de petit morpion revisité avec un peu de guessing et des pouvoirs).


Pocket Ops

Ca bosse, ça bosse...

Aah, c'est l'heure de l'apéro avec Tanju Goban

Sinon, de notre côté, d’année en année, nous sommes de plus en plus efficaces car ce n’est pas moins d’une trentaine de jeux que nous avons eu l’occasion de tester… oui, je sais, c’est pas facile ^_^ Et même si je n'ai pas eu de coup de cœur comme j'ai pu en avoir avec Terraforming Mars et Great Western Trail, j'ai encore passé un super moment à jouer à des jeux de qualité avec des gens de qualité et au final, c'est bien ça le plus important : le partage. 

Étant donné que j'avais déjà pas mal testé les petites dernières nouveautés belges et que je me suis procuré les autres, j'ai principalement pu me concentrer sur toutes les sorties internationales.

Allez, on passe à l’énoooooorme débrief en deux parties : on commence par un résumé de mes principales parties jouées sur le salon en mode "une photo, un commentaire, what else ? " et puis on enchaîne avec un petit reportage photos du salon pour essayer de vous rapporter, entre autre, l'ambiance qui y règne. Donc si vous voulez juste voir les photos, sautez directement à la fin de l'article ;o).

BärenPark : Je l’attendais avec impatience. Beaucoup d’internautes clamaient haut et fort que ce jeu allait écraser Patchwork et autres jeux de pose de tuiles façon Tetris. Et bien, que neni, le jeu est très bien mais pas du niveau de Patchwork, désolé. Notre partie a été entachée par une explication des plus calamiteuses et démotivantes qu’il m’ait été donné de voir en salon. Nous avons dû refaire une seconde partie pour confirmer notre sentiment. Pour faire court, à votre tour de jeu, vous posez une tuile sur votre parcelle de terrain et suivant l’élément de décor que vous recouvrez, vous avez accès à tel ou tel type de tuile. Le jeu se termine lorsqu’un joueur a complètement terminé 4 plateaux. A ça, on ajoute qu’il y a des points de victoire dégressifs à récupérer quand on termine un plateau et quelques objectifs à pourvoir. Un bon jeu, très rapide, pas trop cher et même si il n’atteint Patchwork, je le préfère nettement à Cottage Garden, par exemple.

Dragon's Castle : Alors, celui-là, c’est vraiment dommage. Un effort supplémentaire sur le matériel et j’aurai craqué. Nous sommes face à une adaptation du Mah-Jong et à notre tour de jeu, on va récupérer des pièces à placer sur notre plateau personnel. Suivant, le nombre de pièces adjaçentes de même couleur que nous aurons, nous allons scorer un certain nombre de points, nous devrons retourner ces pièces et elles pourront nous servir à accéder à un étage supplémentaire pour construire plus haut. Les pièces en « résine » sont superbes mais malheureusement, elles ont certainement bouffé tout le budget et on se retrouve avec des feuilles en carton comme plateau central et c’est vraiment vraiment dommage. Une version deluxe aurait été un must car le jeu est bon et intelligent.

The Palace of Mad King Ludwig : Plutôt que de refaire une extention, Ted Alspach nous propose un stand alone. Il s’agira toujours de créer une château pour ce fou de Ludwig mais cette fois-ci, il s’agira d’un château commun. On retrouve pas mal d’éléments du premier opus (voir mon article) avec les bonus de pièces lorsque l’on ferme celles-ci, etc. J’ai beaucoup apprécié cette partie et pourtant, je ne l’achèterai pas, pourquoi ? Car c’est  un jeu d’opportuniste et d’enfoiré. Votre but est principalement de fermer les pièces des autres de manière à ce qu’ils ne scorent pas ou peu… moi qui suis un gentil, je n’aime pas trop ça. Qui plus est, j’ai trouvé la manipulation un peu trop fastidieuse. Au-delà de ça, c’est un excellent jeu qui se joue assez vite.

Song’s Bird : Aaaah, notre traditionnel arrêt chez les petits Taïwannais (rien de péjoratif, je précise). Toujours aussi adorables et volontaires. On nous présente donc Song’s bird qui m’a tout de suite fait penser à Fantastic Park : le but du jeu est de donner des points de victoire aux différentes couleurs d'oiseaux grâce aux cartes que vous avez en main. Vous les jouerez toutes, sauf une qui déterminera la couleur qui vous représentera pour le décompte final. Malin, beau, court… idéal en attendant la commande au resto ;o)

Majesty : Du créateur de Splendor. A vrai dire, j’aime modérément  Splendor, je déteste Century et je n’ai pas aimé Majesty. On a le même système de sélection de cartes que dans Century et puis, le personnage recruté va dans notre village (très joliment illustré) pour activer un pouvoir : offensif, défensif mais bien souvent, ce sera pour gagner de l’argent. Et tout ça est très sympa et je pense qu’en fait, je n’ai pas aimé dans le sens où il nous a été impossible de bloquer le joueur qui s’est uniquement focalisé sur les chevaliers, il nous a décimé tout au long de la partie et il nous a décimé au scoring. Chance du tirage ? Bon timing ? Je ne sais pas, c’est pourquoi je ne dirais pas non à une autre partie car au final, ça reste assez court et familial. Désolé, complètement oublié de faire la photo :o(.

Meeple Circus : C’est un coup de cœur depuis le BGF, ça l’est toujours autant même si je trouve que la dernière phase (les « gages » imposés) n’est pas nécessaire et qu’ils auraient pu aller plus loin dans le délire, j’espère que des extensions arriveront. Un article plus complet arrivera certainement un jour, je ne m’étends pas plus.

   





Tubyrinth : Le jeu fou du salon. Un jeu d’Essen 2016, si je ne me trompe pas, où il faut relier le plus rapidement possible vos 2 arrivées d’eau à l’aide de votre set de tuyau. Un bon jeu casse-tête mais absolument affreux si vous ne trouvez pas la solution. Deux heures après notre essai, j’étais toujours en train de réfléchir à la solution… horrible mais bien ^_^. Qui plus est, Atalia vient de commencer sa distribution !
Rajas of the Ganges : Il me tardait de l’essayer, le dernier né de la famille Brand (Descendance, entre autres). Sur le plateau, on trouve 2 pistes : une pour l’argent et une pour la gloire. Les 2 pistes vont dans des directions opposées et c’est très important car c’est toute l’originalité du jeu : le premier joueur à faire croiser ses 2 compteurs (argent et gloire) gagne la partie. C’est très efficace, il y a des bonus partout et ça donne une impression de « je ne sais pas quoi faire » mais il ne faut pas avoir peur, le jeu est, au final, un bon jeu « poids moyen » où il faut jongler avec les dés. Qui plus est, le jeu est magnifiquement illustré par notre indémodable M. Menzel.

Stellium : Il attire le regard, c’est un fait mais le début de partie est vraiment difficile. A son tour, on doit piocher une bille d'un sac et la placer sur un des emplacements dans le but de réaliser, in fine, des objectifs. Évidemment, chaque couleur de bille a un pouvoir différent. Au final, un jeu très sympa où se mêlent réflexion et opportunisme. Attention à l'analysis-paralysis ^_^.





Sakura : Un énième jeu de défausse qui reprend le principe de « The Game » (vous avez 2 piles de défausses possibles, 1 ascendante et l'autre, descendante) en compétitif avec des petits pouvoirs achetables en plus. Nous nous étions arrêtés pour le thème « japonisant » et les jolies illustrations mais au final, nous avons décidé d’un commun accord avec la table d’abréger la partie, ne trouvant pas grand intérêt au jeu… dommage.





Topito : Après réflexion, certainement un de mes coups de cœur du salon. On retrouve un peu de Meeple Circus dans celui-ci car vous devrez empiler les éléments du jeu de façon à remplir vos cartes objectifs. Le truc amusant, c'est que tout le monde joue avec les mêmes pièces. C'est tout bête mais franchement, j'ai trouvé que c'était aussi fun que Meeple Circus et plus abordable aussi pour les plus petits grâce aux larges pièces fournies.




Amun Re, le jeu de cartes : Autre coup de cœur ! Ce n'est pas l'adaptation du jeu de plateau mais on y retrouve le thème et des phases d'enchères qui sont beaucoup plus malignes que dans le jeu original (enfin, je trouve) car elles affectent tout le reste de votre partie de manière très intelligente. Il m'est vraiment difficile de vous résumer le jeu mais j'ai passé un excellent moment et il est fort probable que je vous fasse un petit article dédié.
Riverboat : A nouveau M. Kiesling aux commandes et on change complètement d'univers par rapport à Azul. Ici, on retrouve un système plus classique où la temporisation de vos actions sera primordiale. Il vous faudra cultiver vos parcelles de manière optimale afin d'envoyer un maximum de marchandises par la mer. Evidemment, on ajoute quelques bonus à gauche et à droite, ainsi que quelques subtilités de scoring et on obtient un excellent jeu que je n'attendais pas. Et un double pour Kiesling, un.
Merlin : Aaah le "Feld d'Essen", il était temps, nous sommes déjà dimanche et nous trouvons une sympathique francophone pour nous l'expliquer. On reste dans la grande salade de points classique... peut-être trop. Le theme est sympa, les illustrations très soignées et l'ensemble est beaucoup moins chargé que dans Aquasphère, par exemple. Le fait de devoir déplacer son chevalier dans le sens horlogique apporte quelques contraintes. Ce n'est clairement pas un mauvais jeu, loin de là, mais ce n'est pas non plus le jeu qu'on voudra ressortir toutes les semaines.
Topiary : Un petit jeu qui ne paie pas de mine et qui reprend, mine de rien, un soupçon de Photosynthesis ;o) A votre tour, vous devez placer un meeple en vis-à-vis d’une allée ou diagonale et en fin de partie, vous allez scorer les arbres que vous voyez, en sachant que les arbres de grandes tailles cachent les petits, ça vous rappelle quelque chose ? Il y a évidemment d’autres subtilités/points de règles qui rendent ce jeu intéressant comme le fait de garder en main une tuile qui vous permettra de scorer des points supplémentaires pour tel ou tel arbre.
Kitchen Rush : Certainement le jeu le plus thèmatique du salon. Vous allez simuler le "coup de feu" dans une cuisine. Chaque joueur possède des sabliers qu'il utilisera pour realiser des actions : faire la vaisselle, chercher des épices, cuire, chercher des commandes, etc. Le truc, c'est qu'une fois que le sablier est posé, vous ne pouvez pas le reprendre avant que le sable se soit écoulé, ça représente le temps passé par le commis, par exemple, à realiser quelque chose en cuisine. Vraiment bien pensé. Le tout est servi sous forme de jeu cooperatif et j'aimerais y rejouer dans de bonnes conditions.
Voilà, ça, c'était principalement pour les jeux qui m'ont le plus marqué lors de cet Essen... évidemment, il manque plein de choses mais impossible de vous parler de tout.

Essen en photos !

Parce que Essen, c'est aussi ça :

Le Hall 3 avant l'ouverture...



Ca se prépare doucement chez Iello

Les gens s'impatientent...

On finit la deco... particulière
Dernier briefing chez Queen Games

Mon dieu, des tables vides chez Haba

Ah beh voilà...

Le Spiel est ouvert...

Le distributeur de Goodies de Repos Prod ;o)


Le dormeur doit se réveiller...

Mais qu'ils sont mignons...

B. Cathala en pleine partie de Queendomino
Avec Nicolas et Carine Maréchal des Jeux de Nim
Un peu grand pour jouer chez soi, non ?

Musique, boisson, transat... vous êtes chez Klask, normal
Non, non, on est pas à Batibouw, je vous rassure... Dream Home
Hmm... Ok
Ok, je crois que c'est la nouvelle tendance
Agra... le plateau kilométrique du salon, miam
Ah, Mr Feld jouant aux Voyages de Marco Polo
Un stand de cette taille pour une appli mobile ?

Clans of Caledonia, un gros carton

Attention, les Cosplayers sont là

Les auteurs de Seeders : Exodus...autre excellent jeu
Catane, version Game Of Thrones
Love is in the air
Un des shops Asmodée... avec la file, évidemment
Asmodée rediffusait en direct sur Twitch... wow
Eric Lang
Des petits salons détentes étaient éparpillés un peu partout
Indian Summer
Aaah, ce Knizia, quel tombeur
Ilos... c'est beau
Dans la catégorie WTF ??
Arf, j'en cherche un mais pas ce modèle...

Mister Jack XXL... toujours présent
Le WTF 2
Oh My God...
A Essen, on joue surtout à trouver une place
Oh Casse-Noisette est là aussi...avec une Valda qui se cache
Un auteur, ça travaille tout le temps et partout. Olivier Grégoire
Renegade Studio avec, enfin, ses jeux ;o)
Wouaip, la partie Comics prend de la place
Un jour, tu seras mienne...

FFG est dans la place


Dommage, trop grande pour mon salon
Ouiiin, moi aussi, je veux jouer :o(
Comment resister à ce Topito ?
Project Gaia : la relève de Terra Mystica ?
Un nouvel éditeur belge ?
Je sais...mais ne soyons pas sectaire ;o)
Le Classement Fairplay avant notre depart
L'apéro GAG...déjà "un classique" ?
Best Burger in Essen : Hans Im Gluck
Le butin...
La fine équipe
Faillit partir sans faire coucou à Shanouillette...

This is The End !
 Merci d'avoir regardé jusqu'au bout. A très bientôt

Al